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Découverte de caillots de sang

BBC News a rapporté que les scientifiques ont trouvé un moyen potentiel de prévenir les caillots sanguins qui peuvent causer des crises cardiaques. Il a déclaré que les médicaments anticoagulants existants réduisent le risque de crise cardiaque, mais peuvent également causer des saignements dangereux chez certaines personnes cialisprix.net. La BBC a déclaré que les résultats, issus d’une étude chez la souris, pourraient être utilisés pour développer de meilleurs traitements.

En enlevant une protéine spécifique, PKCa, des cellules sanguines plaquettaires impliquées dans la coagulation, des caillots sanguins dangereux ne se développent pas.

Cette étude chez l’animal a montré que la PKCα joue un rôle crucial dans la formation de caillots. En particulier, il a trouvé que l’absence de PKCa empêche les plaquettes de se coller les unes aux autres dans une masse, mais n’affecte pas les réponses qui peuvent être importantes pour la cicatrisation normale des plaies.

C’est une recherche précoce, et il est important de ne pas faire trop d’hypothèses quant à la façon dont les humains peuvent en bénéficier. Bien que ces résultats intéresseront les scientifiques, toute application clinique est encore dans le futur.

D’où vient l’histoire?

Le Dr Olga Konopatskaya et des collègues de l’Université de Bristol, de l’Université de Maastricht, de l’Université de Birmingham et d’autres institutions universitaires américaines ont réalisé cette étude. La recherche a été financée par des subventions de la British Heart Foundation, du Medical Research Council et du NIH. L’étude a été publiée dans le journal médical (révisé par des pairs): The Journal of Clinical Investigation.

Quel genre d’étude scientifique était-ce?

Cette étude en laboratoire chez la souris visait à étudier le rôle des différentes formes de PKC (protéine kinase C) dans la formation de caillots sanguins, en particulier comment la PKC affecte le comportement des plaquettes, qui jouent un rôle important dans la formation de caillots sanguins. . Les plaquettes sont des cellules sanguines de forme irrégulière qui s’agglutinent pour bloquer le flux sanguin en réponse à une blessure, ce qui déclenche le processus de guérison.

Il existe plusieurs formes de PKC (α, β, δ, θ) également connues sous le nom d’alpha, bêta, delta et thêta, et les chercheurs ont voulu voir quel rôle ils jouaient dans la formation de caillots. Ils disent que PKCα a été montré pour avoir un rôle dans une variété de fonctions cellulaires, y compris la croissance cellulaire, la différenciation, le mouvement et l’adhésion, ainsi que la régulation de la progression tumorale.

Les chercheurs ont génétiquement modifié les souris pour ne pas avoir le gène nécessaire à la fabrication de la PKCα. Ces souris étaient encore capables de faire les autres formes de PKC (β, δ, θ). Le sang des souris a ensuite été utilisé dans une série d’expériences de laboratoire, examinant comment le sang se comportait lorsqu’il passait sur une surface de collagène (c’est-à-dire si les plaquettes s’y collaient) et comment les plaquettes réagissaient les unes aux autres (qu’elles agglutinaient). Les méthodes utilisées étaient complexes car les chercheurs étudiaient le rôle de la PKCα dans les réactions au niveau cellulaire.

Les chercheurs ont confirmé leurs résultats chez des souris vivantes, dont certaines avaient été génétiquement modifiées pour ne pas avoir de PKCα. Ils ont provoqué une blessure dans un muscle de l’abdomen des animaux et observé comment le sang réagissait à la lésion (grâce à un type de microscopie leur permettant de voir le tissu vivant à l’extérieur des corps des souris). Ils ont également évalué si la réponse normale à la blessure a été affectée, en comparant combien de temps il a fallu du sang pour arrêter de couler d’une blessure à la queue chez les souris normales et les souris qui ne pouvaient pas produire PKCα.

Quels ont été les résultats de l’étude?

Les chercheurs ont découvert que le sang de souris n’ayant pas produit de PKCα avait la même capacité à adhérer à une surface revêtue de collagène ou de fibrinogène que le sang normal de la souris, mais qu’il était moins susceptible de s’agglomérer pour former des caillots sanguins.

Les chercheurs ont expliqué que cela semblait être parce que PKCα est impliqué dans les voies cellulaires qui activent la capacité des plaquettes à s’attirer, et son absence signifiait moins d’attraction (un mécanisme était par la réduction des sécrétions qui encouragent l’agrégation).

Quelles interprétations les chercheurs ont-ils tirées de ces résultats?

Les chercheurs suggèrent que leurs études révèlent que PKCα peut être une bonne cible pour les traitements antithrombotiques (médicaments pour prévenir les caillots sanguins). Ils disent que cibler cette forme particulière de protéine PKC affecterait la formation de caillots de sang dangereux, mais n’affecte pas les autres fonctions adhésives importantes des plaquettes, qui est la première étape dans la cicatrisation des plaies.

Que fait le NHS Knowledge Service de cette étude?

Cette étude animale a étudié plus en détail le rôle que jouent les protéines PKC dans la formation de caillots sanguins dangereux et dans la cicatrisation normale des plaies. Il y a plusieurs points à soulever:

Cette étude était chez la souris et la pertinence de ses résultats pour les humains n’est pas claire. Il n’est pas possible de conclure de cette étude que les humains répondraient de la même manière à un manque de PKCα.

Si les résultats sont confirmés chez l’homme, il faudra encore un certain temps avant que les médicaments développés ciblent l’activité de la PKCα et empêchent la formation de thrombus dangereux.

Cette étude était petite. Les parties in vivo (c’est-à-dire les souris vivantes) semblent n’avoir inclus que deux souris (une souris génétiquement modifiée et une souris normale). Des conclusions basées sur un plus grand nombre d’animaux seraient plus robustes.

Dans l’ensemble, les résultats de cette étude intéresseront les scientifiques. Plus de recherches sont attendues sur le rôle des protéines PKC dans la formation de caillots chez l’homme et si PKCα en particulier peut être une cible de thérapies pour réduire la formation de caillots sanguins internes.