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La langue de l’automutilation est somatique et doit être apprise

Editor — Dans une perspective personnelle récente, un médecin est exaspéré d’avoir à faire face aux overdoses &#x0201c sanglantes ” 25 ans plus tard1. Une patiente qui souffrait de dépression depuis 20 ans et qui s’est blessée a répondu par un poème au personnel des services des urgences qui pense que les victimes d’automutilation sont une perte de temps et resources.2 J’ai été ému par ce poème. L’automutilation est un langage somatique. C’est un langage qui utilise le corps à la place des mots et des sentiments. Ce poème parlera aux victimes de l’automutilation et aux professionnels qui s’en occupent précisément parce qu’il traduit le langage de l’automutilation. Le personnel qui s’occupe des victimes d’automutilation n’a souvent ni le temps ni les compétences nécessaires pour traduire cette langue. Au lieu de cela, ils sont souvent submergés de préoccupations concernant la gestion des risques. Ainsi, le souci de savoir si un patient a l’intention de mourir et s’il court encore un risque dépasse la question clé: qu’est-ce que cette personne essaie de me communiquer ou de communiquer avec les autres par le biais du langage de l’automutilation? # x0201d; Le poème illustre comment l’automutilation peut être une tentative de traiter des sentiments chaotiques dans l’esprit d’une personne. Ces sentiments incluent souvent la colère et la haine, que le harceleur peut essayer de communiquer à un ou plusieurs autres qui les ont laissés tomber, les ont abandonnés ou les ont maltraités. Le harceleur peut être incapable d’exprimer ces sentiments avec des mots ou peut estimer que l’expression verbale est trop dangereuse. Le langage du corps est utilisé comme un moyen de communication alternatif. D’autres sentiments chaotiques sous-tendant l’automutilation peuvent inclure une douleur émotionnelle intense et blesser. Cela peut sembler si insupportable et incontrôlable que l’individu utilise l’automutilation pour convertir la douleur émotionnelle en douleur physique, qui peut au moins être prise en charge et contrôlée par des interventions physiques. Une blessure émotionnelle ne peut pas être suturée. Le langage de la surdose soi-même est moins sur la conversion de la douleur émotionnelle interne en douleur corporelle et plus sur l’oblitération de la douleur émotionnelle tout à fait, au moins pour une brève période. Beaucoup d’actes d’automutilation sont la recherche d’attachement. Cet aspect du langage de l’automutilation est souvent appelé péjorativement «attention» ou «manipulatrice». Je préfère me référer au comportement de recherche d’attachement comme quelque chose que tous les êtres humains s’engagent à différents moments de leur vie. Chaque personne du berceau à la tombe a un désir fondamental d’être attaché à un ou plusieurs autres.Ce désir est à vie, bien qu’il puisse être enterré si les besoins d’attachement de la personne sont trahis à plusieurs reprises. De ce point de vue, l’automutilation peut avoir pour effet d’éviter l’abandon ou de garder les autres à distance. Pourquoi le personnel soignant réagit-il si souvent à l’automutilation d’une manière rancunière et rebutante? Je pense que c’est en partie parce qu’ils se sentent communiqués dans une langue qu’ils ne comprennent pas. La réponse émotionnelle du personnel est souvent un indice de la traduction du langage de l’automutilation. Ainsi, l’automutilation qui exprime une colère ou une haine qui ne peut être exprimée par des mots peut susciter une réaction émotionnelle fâcheuse ou haineuse chez le professionnel attentionné. Comprendre ceci peut permettre à tout le personnel qui travaille avec de tels patients de gérer leurs propres réactions émotionnelles sans les extirper de leur patient.Que peut-on faire? Premièrement, les programmes de formation pour le personnel susceptible de travailler avec les victimes Deuxièmement, ce personnel doit avoir l’occasion de réfléchir à ses réactions émotionnelles à l’automutilation. Ces opportunités peuvent prendre la forme de groupes de soutien du personnel, de supervision attentive ou de psychothérapeutes relationnels qualifiés.