Home >> Locum suspendu sur les ventes illégales par un collègue junior

Locum suspendu sur les ventes illégales par un collègue junior

Tuesday, June 5th, 2018 | Alain | Obésité

Une cour d’appel britannique a statué que les pharmaciens ont le devoir de contrôler les actions des contre-assistants, même si ces actions sont intentionnellement illégales.

L’affaire fait suite au programme Inside Out de la BBC, qui exposait les pharmacies qui vendaient illégalement des médicaments sans ordonnance.

Un suppléant qui travaillait à son premier emploi de pharmacien était de service à trois reprises en août 2012 lorsqu’un assistant au comptoir a fait des ventes d’amoxicilline, de diazépam et de Viagra à un journaliste.

Il a affirmé qu’il ne savait rien des fournitures illégales, mais a été reconnu coupable d’inconduite par le Conseil général des produits pharmaceutiques (GPhC) et a été suspendu pour six mois en octobre 2015.

Le GPhC avait allégué que le suppléant n’avait pas supervisé de manière adéquate l’assistant au comptoir, permettant ainsi l’approvisionnement illégal, selon un rapport de la publication britannique Chemist + Druggist.

Le suppléant a fait appel et a soutenu qu’il ne devrait pas être considéré coupable d’inconduite parce que l’assistant au comptoir l’avait délibérément dirigé loin du dispensaire lorsque le médicament a été fourni.

Le juge a noté qu’un pharmacien responsable a «un devoir de police […] d’assurer la sécurité des patients en supervisant la fourniture et la vente de médicaments sur ordonnance».

Le juge a déclaré que si l’assistant avait détourné l’attention d’un pharmacien de l’endroit où les médicaments étaient conservés, cela aurait déclenché une alarme, car il était du devoir d’un pharmacien responsable de superviser les activités des contre-assistants.

Le pharmacien aurait dû intervenir et demander ce que faisait l’assistant au comptoir, a conclu le juge.